Devenu une boîte à pandore ouverte par l’ancien deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, la semaine écoulée, lors d’une conférence de presse, la révision et/ou changement de la Constitution a refait surface sur les lèvres des congolais, en général et des acteurs politiques, en particulier. Les religieux, eux, n’en sont pas non plus en reste. C’est le cas de la Conférence Épiscopale Nationale Congolaise (CENCO), Association qui regroupe tous les évêques catholiques de la République Démocratique du Congo.
En effet, lors de leur dernière session extraordinaire tenue du 23 au 25 mars, à Kinshasa, les prélats catholiques n’ont pas manqué de faire mention de l’épineuse question de la révision et/ou du changement de la Constitution dans leurs échanges. À l’occasion d’une conférence de presse tenue ce jeudi 26 mars, à Kinshasa, le Secrétaire Général et Porte-parole de la CENCO n’est pas allé par quatre chemins pour s’opposer à cette initiative qu’il juge hasardeuse:
« La position de la Cenco n’a pas changé. Le principe de la révision de la Constitution est constitutionnel, parce que nous sommes dans le respect de l’ordre constitutionnel. La Constitution elle-même prévoit les modalités de sa révision. La Constitution, elle-même, prévoit les articles qui ne peuvent pas être révisés. Les évêques se prononcent par rapport à l’opportunité, aux circonstances. Pour les évêques de la Cenco, dans le contexte sécuritaire actuel, ce serait hasardeux d’ouvrir ce chapitre-là de la révision de la Constitution dans un contexte qui n’est pas consensuel », a-t-il fort insisté.
Bref, l’initiative de réviser ou de changer carrément la Constitution, comme le veulent les partisans du pouvoir du président Félix Tshisekedi, divise non seulementla classe politique congolaise (opposition-majorité au pouvoir) mais aussi la société civile dans laquelle se trouvent incluses les confessions religieuses.
Qui vivra verra !
Guylain Boba