Elle n’abandonnera visiblement jamais son baton de pèlerin de la paix. Elle, c’est la Députée nationale et Questeure adjointe de l’Assemblée nationale, Honorable Grâce Neema Paininye. Toujours aux avant-postes lorsqu’il est question de défendre les intérêts de ses électeurs, l’élue d’Ango dans la province du Bas-Uele n’a pas laissé couler l’opportunité lui offerte. Dans la délégation du Président de l’Assemblée nationale, Honorable Aimé Boji Sangara, à Bangui pour l’investiture du Président Faustin-Archange Touadera, elle a abordé la question de la sécurité à la frontière entre la République Démocratique du Congo et la République Centrafricaine, sans oublier le dossier des réfugiés centrafricains à Zapay, dans le territoire d’Ango:

« C’était pour moi une grande opportunité de rencontrer le Président de la RCA, Son Excellence Faustin-Archange Touadera, à l’occasion de ce voyage. J’en suis contente. J’ai effectivement mis à profit cette opportunité. Comme vous le savez, la question sécuritaire de mon fief électoral m’a toujours tenu à coeur. La sécurité à la frontière entre les deux pays me préoccupe au plus haut point et j’en parle depuis des annees. J’ai été très satisfaite d’échanger avec lui. J’ai constaté qu’il a les mêmes préoccupations que nous. L’insécurité qui bat le record entre les deux pays le préoccupe fortement. On a en même temps parlé de la situation des différents groupes rebelles qui sévissent de part et d’autre. Entre autres, la Seleka, la LRA venue d’Ouganda, le résidus des rebelles de Joseph Koni qui, je pense, est toujours vivant sur le sol congolais, très bien protégé et dont le groupe est actuellement très actif sur mon territoire, ce, d’après les informations recueillies lors de mes dernières vacances parlementaires auprès des jeunes gens rescapés, âgés de 18 à 25 ans, desdits rebelles. Toutes ces informations m’ont permis, une fois en face d’un décideur, d’un Président de la République capable de trouver solution à ce problème. La première chose que je cherchais, c’était de savoir s’il est aussi préoccupé par cette situation. Il m’a confirmé qu’il est effectivement préoccupé et demande une collaboration étroite entre le Congo et son pays. Selon lui, c’est une situation qu’il ne peut résoudre tout seul. Il faudra pour cela l’apport de la RDC voisine. Et je pense qu’il a raison. Ces différents groupes rebelles, une fois traqués chez eux, ils traversent au Congo, ils violent, ils pillent, kidnappent les enfants et les emportent avec eux afin de les endoctriner et les insérer dans leur rang. C’est comme ça que vous retrouvez beaucoup de congolais au sein des groupes rebelles étrangers comme la LRA et pourtant une rébellion ougandaise_ », a déclaré l’Élue du peuple.
Parmi les solutions idoines en vue de mettre fin à cette insécurité, la porte-voix de la Grande Orientale au bureau de l’Assemblée nationale poursuit:
« J’étais claire avec le Président Touadera et il était réceptif. Situation qu’il a reconnue. Il est vrai que la RCA est vaste mais le côté qui prend Zamoyi, venant vers la frontière avec Ango, Zapay, est celui qui échappe vraiment au contrôle du gouvernement centrafricain. C’est ce qui fait que les rebelles sont en liberté et font ce qui leur plaît. Ici, c’est comme si tout leur était permis. Il a reconnu qu’il fournit beaucoup d’efforts pour arranger les routes car de ce côté-là, il semble que c’est un coin abandonné, pas d’infrastructures routières, une jungle à la limite. Voilà pourquoi il demande le soutien du Congo parce que nous partageons les mêmes souffrances. Cette situation se doit d’être vite résolue car elle crée une autodéfense auprès de la population et nous ignorons ce qu’elle peut entraîner comme conséquences futures. C’est presque comme le cas des Wazalendo. Heureusement que le Gouvernement les a encadrés. Je ne lui ai pas beaucoup proposé parce que la plupart des propositions que j’avais en tête et que j’allais lui suggérer sont celles sorties de sa bouche. Il a parlé des infrastructures qu’il faudra mettre en place. Il a aussi proposé que le Congo et la RCA construisent des ponts, de grands routes qui permettront des transactions économiques entre les deux pays. Avec ça, vous réduisez le taux d’insécurité surtout dans les régions occupées par les rebelles. Et le rapport a été transmis à qui le droit et nous continuerons toujours à rappeler à notre Gouvernement. J’encourage, à la même occasion, notre Ministre de la défense à effectuer une descente sur le lieu afin de d’en savoir plus en vue d’une solution durable. Aussi, ai-je apprécié une parole rassurante du Président Touadera. Il a dit qu’il considère le Congo comme un pays frère. Chaque fois que ce dernier se sentira menacé via la RCA, il a la permission d’effectuer son entrée sur le territoire centrafricain. Cette ouverture d’esprit m’a marquée. Cela, faisant référence au soupçon que l’on a fait au sujet des drones qui seraient venus de la RCA, sachant qu’il y a un bon nombre des rwandais sur son sol. Il a reconnu qu’il n’a pas le contrôle de tout son pays mais il a en même temps rassuré que le malheur du Congo ne passera pas par lui », a conclu la Questeure adjointe de la Chambre basse du Parlement.
Bref, l’unique Élue d’Ango a encore, comme dans ses habitudes, fait montre d’une attention particulière vis-à-vis de la situation sécuritaire préoccupante que vit son fief électoral.
CELCOM QA/AN