RDC/Sit-in contre le changement de la constitution : Le Coordonnateur Adjoint du Mouvement Citoyen 4C Maître Serge Lepighe Muluntwe violenté par les forces du progrès et les éléments de la police

La journée du 12 juin 2026, date prévue par les partis politiques de l’opposition et les mouvements citoyens de la République Démocratique du Congo pour le sit-in devant le Palais du peuple en signe de contestation des velléités de changement de la Constitution, a tourné au vinaigre pour les personnes qui y ont participé. C’est le cas des membres du Mouvement citoyen « Congo =les congolais, Congolais pour le Congo (4C) »
qui ont vécu un véritable calvaire lors de cette activité pourtant légale et conforme à la loi. Son illustration parfaite, ce sont des scènes de violences vécues et subies par le Vice-président du C4, Maître Serge Lepighe Muluntwe ONA 2698.

En effet, répondant à l’appel des partis de l’opposition qui s’inscrivent en faux vis-à-vis du changement de la Constitution prôné par le pouvoir en place, Maître Serge Lepighe Muluntwe , accompagné des membres de son mouvement, ont pris part au sit-in alors que les forces de l’ordre les empêchaient d’arriver à l’entrée du palais du peuple, siège du parlement. Malgré son échange pacifique avec les policiers commis à la sécurité, à en croire son témoignage, son groupe et lui ont violemment été attaqués par les forces du progrès (un conglomérat des jeunes gens quasiment incontrôlés appartenant à l’UDPS et qu’on accuse constamment d’abus).

« Pendant que nous échangions pacifiquement avec les policiers qui avaient barricadé la route pour qu’ils nous laissent passer, les forces du progrès sont venus nous attaquer, nous ont frappés et confisqués tout ce que nous avions, en complicité bien sûr avec la police, qui nous tabassait également à son tour. C’était plus qu’éprouvant. Il fallait vraiment batailler pour s’en sortir. Si nous avons eu la vie sauve, c’est parce que nos membres étaient des hommes pour la plupart. À l’image d’une véritable rixe, je me suis retrouvé avec un genou gonflé, deux plaies légères aux lèvres et des douleurs insupportables au niveau de la tête. Au moment où je vous livre cette interview, j’ai de fortes douleurs. Dieu seul sait ce que sera ma santé demain. Deux de nos membres ont grièvement été blessés. On se demande si nous sommes vraiment dans un État de droit où les libertés sont garanties, a déclaré le Vice-président du Mouvement Citoyen 4C.

Abondant dans le même sens, Maître Serge Lepighe Muluntwe a promis que « rien ne les empêchera d’exercer leurs droits et libertes face à ce qu’il qualifie de dérives dictatoriales. Nous ». Selon cet avocat au barreau de la Gombe, le changement de la Constitution alors que le Président Tshisekedi est en train de terminer son mandat est un coup de force.

« Ça ne fait que commencer et nous ne baisserons pas les bras en tant que Mouvement citoyen. La Constitution ne sera ni changée, ni modifiée. Les règles du jeu ne seront jamais chamboulées en pleine compétition. Si nous ne l’avons pas permis à Kabila, nous ne transigerons pas non plus face à Tshisekedi. En 2028, il termine son mandat, il organise les élections et l’alternance pacifique s’effectue comme en 2019 », a martelé l’ancien avocat de Samih Jammal au procès 100 jours.

Bref, le Mouvement 4C est déterminé et promet de participer à toutes les actions légales telles que prévues dans la Constitution afin de faire garantir, à sa manière, l’application des principes démocratiques dans son pays.

Ekofomonsengwo wa Mulumba

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