Les autorités du mouvement rebelle AFC/M23 ont promis de mettre un terme à la gratuité de l’enseignement primaire appliquée sur toute l’étendue de la République Démocratique du Congo.
En effet, pour ce mouvement soutenu pas le Rwanda, les frais scolaires seront désormais fixés par son gouverneur militaire rebelle à Goma.
Chaque école devra transmettre la liste des élèves directement au mouvement.
Quant à la répartition des paiements, elle prévoit 70 % pour les enseignants, 20 % pour le bureau gestionnaire, 8 % pour le fonctionnement et 2 % pour le M23.
Les bulletins et minervals seront centralisés et produits à Goma, a précisé la bande à Corneille Nangaa.
Aucun frais ne devra plus être envoyé à la division provinciale de l’Éducation à Butembo.
Bref, ces mesures instaurent un système éducatif parallèle qui rompt carrément avec Kinshasa.
Choqués par ces mesurés suicidaires pour l’éducation des enfants, ayant requis l’’anonymat, plusieurs chefs d’établissements ont exprimé leurs inquiétudes face à une éventuelle hausse des charges pour les parents et à une fragmentation du système éducatif national. D’où certaines interrogations sur les vraies motivations de cette rébellion qui a occasionné la mort des dizaines des milliers des congolais.
Ghislain Boba