C’est depuis les petites heures du matin de ce mardi 17 mars, à Luvungi, près de Kabunambo, situé à 35 kilomètres d’Uvira dans la province du Sud-Kivu, que de violents combats ont débuté, opposant les Forces Armées de la République Démocratique du Congo aux rebelles de l’AFC/M23.
Ces combats ont provoqué des mouvements de déplacements massifs des populations civiles.
Ces hostilités ont été marquées par des bombardements qui plongent les riverains dans une psychose extrême. De nombreux habitants sont en train de fuir vers des zones trouvées plus sécurisées, précisément en direction sud vers Uvira.
Ces affrontements marquent également la fin de la trêve relative observée autour d’Uvira depuis le retrait des rebelles de l’AFC-M23, vers la fin du mois de janvier dernier. Pour l’instant, les combats s’intensifient désormais dans la partie Nord de la ville, ainsi que dans les Hauts et Moyens plateaux. Parallèlement, la plaine de la Ruzizi est le théâtre d’hostilités renouvelées, aggravant l’insécurité dans cette zone frontalière.
À l’issue des affrontements de lundi et de mardi, à en croire des sources sur place, la localité de Kirungu, située à quatre heures de marche à pied en amont d’Uvira, est tombée entre les mains de la rébellion pro-rwandaise.
Cet état des choses est un coup dur pour la population locale parce que ce site stratégique relie Uvira aux moyens et hauts plateaux de Minembwe, bastion de la coalition Twirwaneho, Red Tabara, Ngumino, FNL-Zabampema et AFC-M23, un assemblage de plusieurs groupes armés à la solde du Rwanda farouchement opposés aux FARDC et aux groupes armés locaux Maï-Maï.
Pour l’instant, le trafic routier reste bloqué et les convois humanitaires également immobilisés.
Selon le porte-parole de la 33e région militaire, le trafic routier, à partir de Runingu, sur l’axe Bukavu-Uvira est bloqué. Pas mal de véhicules de transport en commun et convois humanitaires sont bloqués sur place et exposent les civils à des risques.
Ghislain Boba