Province du Maï-ndombe-Diocèse d’Inongo : Monseigneur Donatien Bafwidinsoni inaugure le bateau « Motema Mosantu »

Ce mardi 03 février, l’Évêque du diocèse d’Inongo dans la province du Mai-Ndombe, Monseigneur Donatien Bafwidinsoni, a procédé à la bénédiction solennelle ainsi qu’à l’inauguration du bateau « MOTEMA MOSANTU « .

Cette cérémonie qui a réuni quelques ecclésiastiques, dont prêtres et religieuses, s’est déroulée à Kinshasa, précisément au port Dokolo, dans la commune de la Gombe, où l’engin accoste au bord du majestueux fleuve Congo. Une véritable aubaine pour les populations de cette province enclavée, en général et des fidèles catholiques du diocèse d’Inongo, en particulier.


Pour Monseigneur Donatien Bafwidinsoni, cette oeuvre est le fruit d’abnégation et d’énormes sacrifices qu’il va falloir utiliser avec soin et responsabilité.

« J’éprouve un sentiment de gratitude et de remerciements à Dieu ainsi qu’à ceux qui nous ont aidés pour réaliser cet engin, ce bateau. C’est grâce à l’aide des personnes généreuses que nous avons pu avoir ce bateau « , a déclaré le prélat.

Parlant de la motivation ayant conduit à la matérialisation de ce projet, l’ordinaire du lieu du diocèse d’Inongo a précisé: « Il y a beaucoup de choses à faire dans le Maï-Ndombe. Mais vous savez que le Maï-Ndombe est une province et nous sommes dans un diocèse très enclavé. Pour se déplacer, c’est vraiment difficile. Et la voie la plus facile pour que les gens se déplacent, c’est celle du lac et des rivières. Voyant les conditions dans lesquelles nos frères et soeurs voyagent, dans des baleinières en bois, où les vies des gens sont mises en danger, nous avons pensé que notre contribution pour alléger ce calvaire, faciliter nos populations à voyager, ça serait de construire un bateau. C’est une goutte d’eau dans la mer mais c’est déjà quelque chose.

Loin d’être un moyen lucratif, l’ancien évêque auxiliaire de Kinshasa a martelé sur le caractère caritatif de ce bateau qui est différent de celui des commerçants. Son objectif est et demeure d’aider la population à se déplacer dans des conditions humaines et d’évacuer leurs produits en toute sécurité. Ce qui les démarque des simples commerçants qui entassent les gens comme des bêtes dans leurs embarcations.

Construire le bateau est une chose mais en assurer la maintenance et la bonne gestion en est une autre. Le succeseur de Monseigneur Philippe Nkiere n’a pas manqué d’insister là-dessus et a invité les usagers à la conscience aussi bien collective qu’individuelle: L’autre défi, c’est effectivement la maintenance, l’entretien et la gestion. Nous avons pris des dispositions quant à ce. Nous allons essayer de les mettre en marche. Je ne vais pas tout étaler ici. Nous espérons que ceux qui vont gérer et même ceux qui conduiront cette machine (capitaine, matelots) seront soucieux que les gens ne montent pas n’importe où et n’importe comment. Il y aura des lieux où le bateau va s’arrêter et les gens vont entrer chacun avec son billet. Et s’il faut peser les marchandises, les produits, on le fera. Et nous espérons que l’État et la province comprendront que c’est un moyen de transport pour aider les populations et qu’ils ne vont pas nous déranger avec toutes sortes de taxes susceptibles de décourager notre bonne volonté », a conclu Monseigneur Donatien Bafwidinsoni.

Rappelons que c’est grâce à l’aide de la Conférence Épiscopale d’Italie que la matérialisation de ce bateau a été rendue possible.

Ghislain Boba

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