L’opposant Delly Sesanga est monté au créneau, ce jeudi 30 avril, pour dénoncer ce qu’il qualifie de « plan d’exécution de notre démocratie ». Dans une déclaration ferme sur ses différents médias sociaux, il s’oppose à la proposition de loi sur le référendum portée par le député Gaspard Ngondankoy, actuellement examinée au Parlement.
Pour Delly Sesanga, le texte cache une manœuvre dangereuse : « Derrière la proposition de loi sur le référendum de l’hon. Gaspard Ngondankoy se profile une dérive grave : contourner la Constitution par une procédure parallèle de révision, taillée sur mesure pour une constituante « Union sacrée ». »
Il pointe du doigt des « notions floues » et un « champ extensible » qui, selon lui, visent à ouvrir la voie à un troisième mandat pour le président Félix Tshisekedi. « Tout semble préparer le terrain à un coup d’État constitutionnel destiné à imposer un troisième mandat à Félix Tshisekedi », martèle-t-il.
Face à ce qu’il considère comme une menace directe contre l’ordre constitutionnel, l’ancien député affirme son opposition catégorique : « Je m’y oppose fermement. La démocratie ne se négocie pas. Elle se défend. »
Refusant de laisser passer ce qu’il perçoit comme une menace contre les institutions, il appelle les forces pro-démocratie à faire bloc : « J’appelle tous les démocrates à l’union pour protéger l’État de droit et l’ordre constitutionnel, le dernier bien qui nous reste. »
La proposition de loi sur le référendum de Gaspard Ngondankoy suscite de vives tensions. Ses détracteurs y voient un mécanisme permettant de réviser la Constitution sans passer par les voies prévues à l’article 218, notamment sur la question de la limitation des mandats présidentiels.
La marche annoncée par le Parlement et qualifiée de « marche noire contre la démocratie » par Sesanga marque une nouvelle escalade dans le débat sur l’avenir des institutions en RDC.
C% Néo Africa