Belgique-Église Catholique: Suite à la pénurie des vocations sacerdotales, un Évêque sur le point d’ordonner des hommes mariés

L’évêque du diocèse d’Anvers, en Belgique, pousse plus loin son projet d’ordonner des hommes mariés

Après avoir annoncé des ordinations à l’horizon 2028, des candidats sont déjà en formation théologique et pastorale. Les critères envisagés : 35 ans minimum, accord de l’épouse, vie familiale stable et absence d’enfants en bas âge.

En juin, Mgr Bonny s’est rendu à Rome pour défendre son projet auprès des cardinaux Lazarus You Heung-sik et Mario Grech. Il affirme que la question doit être transmise au Pape Léon XIV.

Pour Mgr Bonny, l’ordination d’hommes mariés est désormais liée à la crédibilité du processus synodal : « J’ai confiance qu’une réglementation appropriée pourra être trouvée d’ici la fin du processus synodal à l’automne 2028. »

Mais l’argument de la pénurie sacerdotale n’est pas nouveau. Dans Sacerdotalis caelibatus (1967), Paul VI refusait déjà de considérer l’abolition du célibat comme une réponse assurée au manque de vocations :

« On ne peut croire tout simplement que l’abolition du célibat ecclésiastique accroîtrait par le fait même et de façon notable le nombre de vocations. »

Pour Paul VI, le célibat sacerdotal n’était pas une simple règle pratique, mais était profondément lié au sacerdoce, au don total du prêtre au Christ, à l’Église et aux âmes.

Il affirmait ainsi que « l’Église d’Occident ne peut pas faiblir dans la fidélité à la tradition ancienne qui est la sienne ».

Le débat est donc relancé : répondre à la pénurie sacerdotale par l’ordination d’hommes mariés, ou maintenir le célibat sacerdotal comme une tradition profondément liée au sacerdoce latin.

Sources/Église et bioéthique

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