La situation sécuritaire dans la ville-province de Kinshasa devient plus qu’inquiétante. Outre le phénomène « kuluna » qui a atteint son paroxysme, la criminalité en plein jour a, quant à elle, atteint une croissance sans précédent. Les changeurs de monnaie communément appelés « cambistes » restent les premières cibles de ces hors la loi. Il ne se passe pas une semaine sans apprendre qu’il y a eu braquage dans l’un ou l’autre quartier de Kinshasa. À cela il faut ajouter la criminalité nocturne qui vient compléter ce dossier triste. C’est dans cette optique que l’ancien vice-gouverneur de cette mégapole et actuellement Sénateur pour le compte de l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), parti au pouvoir, Gérard Mulumba Kongolo dit « Gecoco », est monté au créneau pour fustiger cet état des choses en pointant du doigt le numéro un de la police dans la capitale, le Commissaire divisionnaire adjoint, Israël Kantu:
« L’insécurité bat son plein à Kinshasa, le vol, les meurtres les embouteillages, le banditisme urbain communément appelé « kuluna » qui bat son plein dans nos quartiers respectifs. Et plus grave, tout ça au su et au vu de la police. Et ces gens-là opèrent avec toute quiétude comme si la police n’existait pas. Nous avons à la tête de la ville-province de Kinshasa le commandant le plus incompétent que nous n’avons jamais eu. Motema esuki, na préféré na suka wana (Je suis à bout de patience, je préfère me limiter là), » a lâché cet élu des élus.
Bref, il devient évident qu’à Kinshasa plus personne n’est à l’abri de l’insécurité. La dernière scène de criminalité est celle qui s’est produite le jeudi 09 mars dernier, à Barumbu, où l’on voit des criminels à mains armées terroriser les passants et tenanciers des shops longeant les grandes artères. Selon les dernières nouvelles, ces inciviques sont déjà entre les mains de la police.
Ekofomonsengwo wa Mulumba