Le Secrétaire Général de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) et Porte-parole des Évêques, Monseigneur Donatien Nshole Babula, a, ce lundi 29 juin, répondu à une convocation/invitation du Conseil National de Sécurité dirigé par le Professeur Eberand Kolongele.
En effet, même si rien a filtré concernant les raisons de cette invitation, c’est la durée du séjour du chapelain du Pape chez le Conseiller spécial du Chef de l’État en charge de la sécurité qui a tout de même inquiété plus d’un et alerté l’opinion tant nationale qu’internationale. C’est ce que dégage le message ci-dessous :
« Éminence,
Excellences,
Depuis 15h, notre Secrétaire Général, Monseigneur Donatien Nshole, a été convoqué par le Professeur Eberande à sa residéce officielle. Jusqu’à présent, il n’est pas encore de retour au Centre Interdiocesain. Le chauffeur qui l’a accompagné continue d’attendre dehors. Je commence à m’inquiéter pour lui. S’il ne revient pas dans une heure, j’alerte les médias. Communion de prière.
Fulgence », message qu’aurait écrit le Président de la CENCO, Mgr Fulgence Muteba.
À en croire un autre témoignage, la voix autorisée des Évêques avait été reçue très en retard par rapport à l’heure prévue, ce qui aurait justifié le long temps pris chez le Conseiller spécial:
« Bonjour. Hier soir une information a circulé sur la détention de Mgr Donat dans un des bureaux des autorités. Il est en ce moment en sécurité. En effet, il était invité par le conseiller du président en matière de sécurité. Arrivé à son bureau à 14h, il sera reçu vers 18h jusqu’à 21h. Ce qui avait inquiété plus d’un. Il va bien. »
Selon une autre source proche de la CENCO, Mgr Donatien Nshole serait rentré chez lui à 20hoo. Cette convocation l’a, à son entendement, « regaillardi et renforcé dans la conviction d’être dans le vrai. »
Pour l’instant, Monseigneur Donatien Nshole Babula n’a lui-même pas encore donné sa version des faits. Peut-être qu’il en dira plus dans les heures qui viennent. Ce qui est vrai, les relations entre la CENCO et le pouvoir en place ne sont pas au beau fixe, au regard des enjeux de l’heure dont l’épineuse question du changement de la constitution auquel les prélats catholiques s’opposent farouchement.
La Rédaction