La ville de Kenge, en général et la paroisse Notre Dame de la paix, en particulier, ont, ce dimanche 30 novembre, vibré au rythme du jubilé d’argent des abbés Fidèle Kotho et Eric Tutu.
Dans une célébration eucharistique présidée par Monseigneur Jean-Pierre Kwambamba Masi, évêque de Kenge, les deux jubilaires ordonnés prêtres le 12 novembre 2000 ont, ensemble avec le peuple de Dieu venu de partout, rendu grâce au Tout Puissant pour ses merveilles.


Dans son homélie basée sur l’Évangile selon Saint Matthieu (24, 37-44), l’Abbé Fidèle Kotho a commencé par remercier Monseigneur l’évêque de lui avoir cédé la parole alors que c’est lui le célébrant principal. « Cette paroisse est une référence pour l’Abbé Eric Tutu et moi. Nous y avons tous deux travaillé. Voilà pourquoi nous avons choisi d’y célébrer nos 25 ans de persévérance, de service dans le champ du Seigneur « , a professé du haut de la chaire l’ancien curé de Misay.

» 25 ans de sacerdoce, ce n’est pas beaucoup, mais ce n’est pas non plus peu. Mon frère Eric et moi, étions très loin dans la brousse de Matari, à l’image de David, le Seigneur est allé nous chercher afin de devenir des pêcheurs d’hommes (Matthieu 4,18-20). En ces 25 ans à son service, lui seul connaît combien d’hommes nous avons pêchés pour lui, combien d’âmes avons nous gagnées pour lui », a poursuivi celui que ses fidèles surnomment « pasta ». C’est ce qu’il a appelé « le mystère de la vie sacerdotale ».


Ne s’étant pas dépouillé de son humilité légendaire, l’Abbé Fidèle Kotho a fait référence au texte d’Hébreux 5,1-6 pour dire que quand bien même bénéficiaire de la grâce de Dieu, ils ne sont pas des supers hommes, ils sont des pécheurs et c’est parmi ces derniers que Dieu les a choisis dans sa miséricorde.
Ayant coïncidé avec le premier dimanche de l’Avent, période durant laquelle les chretiens catholiques se préparent à célébrer les festivités de Noël, ce docteur en Théologie morale a invité l’Assemblée à son écoute à faire de toute leur vie une période d’Avent, c’est-à-dire une période de préparation perpétuelle en vue du retour du Christ (cfr Marc 13,33). À la chute de son homélie, le révérend Abbé Kotho a sollicité du peuple de Dieu leurs prières afin qu’ils continuent d’être fidèle, comme l’est son prénom, à cet appel du Christ.

À la fin de cette eucharistie d’action de grâces, l’un des jubilaires, l’Abbé Eric Tutu, a prononcé son discours de circonstance. Ici, l’homme de Dieu a fait preuve de leur gratitude, son confrère et lui, à l’ordinaire du lieu d’avoir accepté de se joindre à eux et célébrer cette messe. Ses remerciements se sont adressés également à leurs confrères prêtres, aux parents ainsi qu’à tout le peuple de Dieu qui a bien voulu particper à leur joie. « Merci au Seigneur pour ce qui a été et pardon pour ce qui n’a pas été », a conclu le Curé de Saint Matthias Murumba de Misay.

Pour sceller la joie de la célébration eucharistique à l’occasion de ce jubilé d’argent avec celle d’appartenir à une famille des enfants de Dieu, une soirée festive et dansante a été organisée dans la salle de fêtes de l’hôtel Panacam.

Ici, l’ambiance était au rendez-vous, le repas était somptueux et la boisson a coulé au grand bonheur des convives. Le bémol, c’était la danse Kidinda Bana Feshi au rythme de laquelle les convives ont festoyé.
Ghislain Boba