RDC-Élections du Comité exécutif de la FECOFA: Chris Shabani Nonda, une candidature trop pressée ?

La date du mardi 22 avril 2026 a consacré la clôture du marathon de dépôt des dossiers de candidature en vue de briguer la présidence du Comité Exécutif de la Fédération Congolaise de Football Association. Comme on le sait, Christopher Shabani Nonda qui n’est plus à présenter, ancien capitaine des Léopards de la RDC et de l’AS Monaco, est bel et bien parmi les neuf prétendants à ce poste prestigieux du football congolais. Nouvelle qui a réjoui un bon nombre des congolais partant de l’immense carrière qu’il a eue en tant que joueur professionnel ayant évolué au très haut niveau et surtout de son carnet d’adresses.

Cependant, une question bouillonne dans les cervelles de personnes averties: Avoir joué à ce niveau suffi t-il pour diriger l’administration ou la politique du football de tout un pays?
D’aucuns répondent carrément par la négative sachant qu’être talentueux sur l’aire de jeu n’octroie automatiquement pas les compétences pour diriger une entité sportive, surtout pas une très grande comme une Fédération nationale. Sinon, à la tête de la FIFA, de la CAF ou de la CONCACAF on aurait forcément Pelé, Roger Milla ou Zico. Diriger une fédération ou une confédération relève non seulement du domaine de management mais aussi de la gestion des ressources humaines. Et cela force des capacités cognitives et managériales suffisantes et avérées. Gérer au sommet ne s’assimile nullement à la génération spontanée, moins encore à la logique du tâtonnement.

Au regard de toutes ces exigences et surtout de sa prise de parole à la fin du dépôt de son dossier de candidature, il n’est pas injurieux de déclarer tout haut que l’ancien « double brassard » n’a pas encore les compétences idoines pour diriger la FECOFA. C’est comme s’il n’a pas mis à profit son après carrière en allant se faire former. Il fera, sans aucune intention de le rabaisser, un bon adjoint dans l’une ou l’autre liste afin d’être préparé pour le futur. Puisqu’il a un carnet d’adresse et une notoriété, une expérience acquise pendant un ou deux mandats comme vice-président l’aiderait à devenir un grand dirigeant. À l’heure qu’il est, sa candidature à la présidence de la FECOFA paraît hâtive et trop pressée. Vu les enjeux de l’heure, nombreux qui maîtrisent les méandres du football national estiment que l’ancien joueur de l’AS Roma n’a aucune chance de passer. Étant donné que les élections se préparent en amont et ce, pendant au moins deux ou trois ans, la candidature de l’ancien meilleur buteur du championnat français ressemble tout simplement à une brusquerie. Tout porte à croire qu’il a été mal conseillé.

In fine, Il n’est jamais trop tard pour bien agir, dit-on. Il est temps que « Shabigoal », comme on le surnommait en Italie ou encore « Anaconda », à Galatasaray, revienne sur sa décision s’il tient vraiment à diriger le football congolais et l’amener très haut comme il l’ambitionne.

Ekofomonsengwo wa Mulumba

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