Depuis quelques jours, une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux montre comment les policiers du sous/ciat Kingonji dans le secteur de Mukoso, territoire de Feshi, province du Kwango, devant leur bureau, sont en train de torturer un homme. Il s’agit bien d’un enseignant, borgne de son état physique, répondant au nom de Matsitshi Agerino.
À en croire les témoins sur place qui ont requis l’anonymat par peur des représailles des policiers, ces actes de tortures rétrogrades seraient bien orchestrés et commandés par le chef du Sous-Commissariat Kingonji qu’on appelle Commandant Pascal.
Ulcéré par la nature du contenu de ladite vidéo, le président du cadre de concertation de la société civile de Feshi, Monsieur Timothée NZAMBA, s’est investi dans le dossier et a confirmé grâce aux témoignages des habitants du village que ce genre d’actes sont bien entendu le lot existentiel du policier susmentionné.
« Le commandant Pascal comme on l’appelle, du sous/ciat Kingonji qui dépend du ciat de Mukoso, situé à trente Kilomètres du chef-lieu du secteur portant le même nom, a gravement fait torturer Monsieur AGERINO MATSITSHI, enseignant dans une école primaire de la place et surtout borgne de son état, suite à une dette de vingt milles francs congolais. Pour la petite histoire, le policier etait allé réclamer sa dette auprès de l’enseignant, son débiteur et ce dernier de lui demander d’attendre le moment de la paie que la Banque Ekklezia effectue dans cette partie du pays. Mécontent de cette réponse, le commandant Pascal va ordonner aux éléments de la police sous ses ordres de torturer l’enseignant », a déclaré le Président du Cadre de Concertation de la Société Civile de Feshi.
« Ce qui est pire est que les policiers n’ont même pas pris son état physique en compte. Avec un seul oeil qui lui permet de voir, ils lui ont versé de l’eau pimentée dedans dans l’objectif de le rendre carrément aveugle », a poursuivi Timothée Nzamba.
Eu égard à ces actes similaires à ceux de l’époque de la traite négrière, le numéro un du cadre de concertation de la société civile dans le territoire de Feshi, situé au sud-ouest de la République Démocratique du Congo, interpelle les autorités tant provinciales que nationales afin que justice soit rapidement rendue.
Et de conclure :« Nous exhortons aussi bien les autorités compétentes que les organisations des droits de l’homme à bien prendre leurs responsabilités en mains afin que des actes ignobles de ce genre ne se reproduisent plus dans le territoire de Feshi, l’un des cinq que compte la province du Kwango. »
Ghislain Boba