L’ancien Président de la République Démocratique du Congo, Joseph Kabila, a, au cours d’une interview accordée à un média international estimé que le pays qu’il a dirigé pendant près de deux décennies courait le de la prolifération des rébellions sur toute son étendue au regard de la gestion actuelle du pays par son successeur.
– Journaliste : «Monsieur le Président, des rumeurs évoquent aujourd’hui de possibles nouveaux troubles ou une rébellion au Katanga. Pensez‑vous que ce risque soit réel dans cette province ? »
— Joseph Kabila : « Le risque de troubles ou de nouvelles rébellions est généralisé à l’ensemble du pays : il est national. Il ne se limite pas au Katanga ni à une seule région. Sur les 2,3 millions de kilomètres carrés que compte le Congo, tout le territoire est menacé. Le risque de rébellion ou de troubles existe partout en RDC ; il ne s’agit donc pas seulement du Katanga ou d’une province en particulier. »
Cette opinion est la énième qu’émet le quatrième Président de l’histoire de la RDC depuis qu’il est en porte-à-faux avec son successeur. Condamné à mort par la justice militaire congolaise suite aux accusations de haute trahison qui pèsent sur lui, Joseph Kabila a créé une plate-forme dénommée « Sauvons le Congo » dont le deuxième conclave s’est tenu récemment avec comme résolution appel au dialogue national et inclusif.
Ekofomonsengwo wa Mulumba