La date du 13 février est celle qui a vu venir au monde un homme visiblement taillé à réussir, non sans embûches, dans tout ce qu’il entreprend. Lui, c’est Thierry Abankwi Ipama, Directeur Chef de Service à l’Enseignement Ouvert et à Distance, l’une des directions innovées au sein du Secrétariat Général de l’Enseignement Supérieur et Universitaire.

Born to win (Né pour gagner)
C’est le 13 février 1978, à Nioki, dans la province du Maï-Ndombe, que celui dont la famille aussi bien biologique, professionnelle, religieuse que scientifique célèbre l’anniversaire est né. Fils de Mme Marie-Louise Ampiaje Monkabili Mbianshu et de M. Charles Abankwi, Thierry Abankwi Ipama est l’émanation d’une fratrie de 6 dont trois garçons et 3 filles.

L’E.P MPOTOMPELA de Nioki est le véritable début de son aventure intellectuelle. Après y avoir obtenu son certificat en 1992, il est admis dans la meilleure école de la province du Maï-Ndombe : le petit séminaire Saint Louis de Gonzague. C’est ici que la quasi totalité des éminents intectuels de cette province sont formés. Thierry Abankwi Ipama y entre parce qu’il est obnubilé par un désir, celui de devenir prêtre catholique. En 1998, après avoir brillamment décroché son diplôme d’État en section littéraire, le natif de Nioki se fera admettre au Grand Séminaire Saint Augustin de Kalonda afin d’y débuter ses études philosophiques. Il y passe trois années avant de décrocher son graduat en philosophie. La formation holistique donnée aux jeunes séminaristes force le frère aîné de la journaliste Gisèle Abankwi Abova à exprimer ses talents dont celui de footballeur. Durant ses trois ans à Kalonda, Thierry sera le gardien titulaire de l’équipe de football du séminaire. Chouchouté par son entraîneur d’alors, le professeur Abbé Adelin Kanzenze dit Marocain, le jeune séminariste du méticuleux Mgr Lesambo fera rêver beaucoup d’enfants des villages environnants dont certains finiront par porter son nom. Ses performances au football ont amené ses amis à le surnommer « Barthez », en référence à l’ancien gardien international français, Fabien Barthez.

Après une année de stage(régence), Mgr Léon Lesambo va l’envoyer au Grand Séminaire régional Saint Cyprien, à Kikwit. Ici, il entame ses études en théologie, synonyme de candidature officielle au sacerdoce ministériel, acté bien entendu par le prise d’habit (port de soutane). C’est à ce niveau que le cheminement de Thierry Abankwi vers le sacerdoce va s’arrêter.
Étudiant d’une intelligence très remarquable, ce qui justice sa mémoire d’éléphant qui l’aide à remémorer de vieilles anecdotes vécues au séminaire, M. Abankwi va s’inscrire à la faculté de droit de l’Université de Kinshasa où il brillera et obtiendra sa licence en droit économique et social, en 2010, après cinq années d’études.

À l’image de ses grands parents et très ambitieux, il embrasse la fonction publique. Voilà pourquoi, en février 2011, il est admis sous statut des Agents publics de l’État et affecté à la direction de l’Enseignement Supérieur Privé au Secrétariat Général de l’ESU. En mars 2018, il est promu Chef de Bureau. En mars 2022, sa hiérarchie le promeut au poste de Chef de Division, Sous-Directeur. En décembre de la même année, sa compétence, son intelligence, bref, ses mérites vont forcer sa hiérarchie, à l’unanimité, à l’élever au grade de Directeur Chef de Service de la Direction de l’Enseignement Ouvert et à Distance.


De ses prouesses professionnelles
Arrivé à la tête de Direction de l’EOD créée depuis 2012 mais restée lettre morte, il lui est confié la lourde tâche, non seulement de redynamiser cette Direction mais aussi et surtout, de faire implémenter l’enseignement ouvert et à distance dans le Système Éducatif de la République Démocratique du Congo comme nouveau mode d’apprentissage.
Engagé et très déterminé dans sa vie professionnelle, ce nkâa ( ainsi sont désignés les anciens du Petit Séminaire de Bokoro) va réussir à imposer sa marque ainsi quà faire parler de lui aussi bien au sein de la communauté universitaire nationale qu’au niveau de la scène internationale où il bénéficie d’une très grande notoriété auprès des Organismes et Partenaires comme l’UNESCO, HUAWEI,Fondation Vodacom Congo…ainsi qu’auprès des représentations diplomatiques.
Aujourd’hui, grâce à la confiance que sa Hiérarchie a placée en lui, le papa gâteau de Maëlys Abankwi Modiri fait avancer la barque et Madame Sombo Ayanne Safi Mukuna Marie-Thérèse, Ministre de l’Enseignement Supérieur, Universitaire, Recherche Scientifique et Innovations est certainement fière de celui que d’aucuns qualifient de son jocker.

De sa vie sociale
Marié et père de famille, Thierry Abankwi Ipama est un fidèle chrétien catholique pratiquant à la paroisse Saint Alphonse de Matete où il ne rate aucune messe dominicale. Amoureux du ballon rond, il supporte le Tout Puissant Mazembe, le Real Madrid et naturellement les Léopards de la RDC. Son côté accrochant, comme susmentionné, dans le cercle de ses amis, c’est sa capacité à raconter avec tous les détails possibles, comme si c’était hier, les anecdotes vécues au petit comme au grand séminaire. Il rappellera un jour, par exemple, que l’un de ses collègues grands séminaristes à l’époque, Clovis Ngankoy, avait vendu des paniers de poissons fumés au séminaire. À force d’aller chaque fois réclamer son argent au recteur de l’époque, le professeur Abbé Ignace Matensi qu’ils appelaient affectueusement « Yha Mfumu », ce dernier lui retorquera: « Ngankoy, si tu avais existé à l’époque de Jésus, tu serais Juda parce que tu aimes trop l’argent (rires) ».

Bref, Thierry Abankwi reste un homme très social et sociable grâce à son humilité malgré son rang. Ses proches l’appellent également « Double Brassard » du fait de sa fonction de Directeur et de Doyen( titre réservé au responsable des groupes diocésains au séminaire). Il ne reste qu’à lui souhaiter « croustillant anniversaire en ce jour béni de sa venue au monde. »
Guylain Boba