Des hommes armés identifiés comme appartenant à la milice Mobondo, en provenance de la cité de Pont Kwango, ont mené dans la soirée du lundi 3 novembre une série d’attaques contre plusieurs villages du groupement Kasongo Dinga (village natal du 2e vice président de l’Assemblée nationale, Christophe Mboso [Ndrl Séminariste.cd]), dans le secteur de Dinga, territoire de Kenge, province du Kwango.
Selon plusieurs sources locales, les assaillants, estimés à environ 150 hommes armés de fusils d’assaut AK, ont pris pour cible notamment le village Kipesi et le camp des enseignants de l’ITAV Kasongo Dinga, situés le long de la route reliant Kenge 2 au village Tsakala-Mbewa (RN16).

Ces assaillants auraient pillé de nombreux biens, enlevé plusieurs jeunes garçons et emporté du bétail. Face à la violence de l’attaque, une panique générale s’est emparée de la population : des familles entières ont fui vers la brousse pour échapper aux exactions.
« Nous demandons à la population de ne pas affronter ces groupes armés et de se mettre à l’abri en évacuant calmement vers des zones plus sûres, tout en aidant les plus vulnérables », a déclaré un notable local, appelant à la solidarité entre habitants.
Les autorités locales et provinciales sont exhortées à déployer en urgence des forces de sécurité disciplinées et respectueuses des civils pour rétablir l’ordre et la quiétude.
Des informations de terrain indiquent que les assaillants prévoiraient de s’en prendre prochainement au village Tsakala-Mbewa, en représailles à la mort de l’un des leurs, décédé récemment faute de soins adéquats dans un centre médical local.
La situation reste tendue et préoccupante dans le secteur de Dinga, où la population, livrée à elle-même, réclame l’intervention urgente des forces de l’ordre.
Depuis la ville de Kenge, Edho Tungenu, Tropical Kwango Média, CO