Embouteillages, mauvaise conduite, inondations et Insalubrité permanente à Kinshasa : Reflet de l’impuissance et de l’inexistence de l’autorité de l’État

L’affirmation selon laquelle Kinshasa est la ville la plus sale du monde reste toujours d’actualité au regard de la situation qui prévaut dans cette ville, capitale et miroir de la République démocratique du Congo

Les inondations devenues reccurentes ainsi que l’insalubrité puante qui caractérisent l’ex-Léopold-ville transpirent carrément l’impuissance notoire qui obnubile les autorités du pays, en général et surtout de la ville, en particulier.

Commençant par l’attitude des conducteurs sur la chaussée. Rien qu’à voir comment le kinois se comporte sur la route, il est facile de conclure que la ville n’est pas gouvernée, la loi de la jungle y est dominante. La circulation, malgré la présence des fameux agents commis à sa régulation, est un véritable casse-tête. Aucun respect du code de la route de la part aussi bien des policiers de circulation routière que des conducteurs. Les conducteurs des motos communément appelés « wewa », en lieu est place d’être une alternative positive à la solution aux difficultés de transport dans la ville, sont devenus un véritable problème de société. Sans respect du code de la route ni des personnes qu’ils transportent, ils bafouent, au su et au vu de tous, les prescrits déjà établis de la société. Ce qui commence à ressembler à une milice n’a d’égard envers personne.


Dans le même ordre d’idées, les autorités tant politiques que militaires ne sont nullement épargnées. Sur la route, elles ne respectent aucune règle, elles qui sont supposées prêcher par le bon exemple. En cas d’embouteillage, c’est elles qui prennent en premier le sens contraire. À voir tout cela se produire, il n’est nécessaire de ‘sinscrire à l’Université de Sorbonne pour déduire que ce désordre est bel est bien validé et instutionnalisé par les plus hautes autorités de l’État. Il fait bien leur affaire. Où va le Congo, mon Dieu!

Revenant sur les inondations, désormais c’est tout kinois qui tremble lorsque la pluie s’annonce. Après elle, tous les quartiers se retrouvent sous l’eau. Pas de canalisation. Les quelques caniveaux existant sont transformés en poubelles. Tous les sacs et bouteilles en plastiques jetés en désordre après usage les bouchent carrément. D’autres sont plutôt camouflés dans des constructions anarchiques dont l’État a certainement connaissance mais n’arrive pas à ratiboiser parce qu’appartenant à certains hommes forts du regime. Ce qui fait qu’à la moindre pluie, l’eau de ruissellement n’a d’autre voie que de se déverser sur la chaussées et les avenues. Conséquences, les maisons et les quartiers entiers sont submergés. Ce qui arrive sur régulièrement sur le boulevard Triomphal chaque fois qu’il pleut est l’illustration parfaite de tout ce qui est ci-haut dénoncé. Qui finalement pour cette sauver cette ville ? Visiblement, le gouverneur actuel est en panne d’idées et d’imagination. Son remplacement demanderait une consultation spéciale auprès du Très Haut ou comment?

Maintenant que le mois de novembre est annoncé très pluvieux, les kinois n’auront que leurs yeux pour pleurer. Casser les constructions anarchiques est une bonne chose mais stopper la production des sacs et bouteilles en plastiques est la meilleure solution. Sinon, les mêmes causes produiront les mêmes effets. Comme dirait Albert Enstein: « faire la même chose et attendre les résultats différents est une folie. »

Ekofomonsengwo Wa Mulumba

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