Au soir du départ concerté d’Hector Cuper, il avait fallu aller chercher une perle rare pour lui succéder, afin de piloter le projet culotté de l’équipe nationale de la RDC conçu par le Ministre des Sports et Loisirs de l’époque, Serge Chembo Nkonde et bâti sur une génération des jeunes binationaux à même de porter très haut la sélection congolaise.
C’est ainsi que le Patron des Sports en RDC ira recruter le technicien français, Sébastien Desabre, avec qui il était déjà en contact quelques années avant. Pour le Prince de Sakania, le profil de l’ancien sélectionneur des Crânes de l’Ouganda correspondait parfaitement avec le projet mis en oeuvre par lui pour le bien de la République. Bien que sous contrat avec Niort, club français évoluant en deuxième division, Sébastien Desabre sera nommé Selectionneur-Manager des Léopards de la République Démocratique du Congo. Une première depuis que ce poste existe au pays de Shabani Nonda. Pour le Ministre, cette double casquette permettra au sorcier blanc d’avoir une main mise complète sur l’équipe nationale et cela facilitera forcément son travail. Une vision qui donne raison aujourd’hui à l’actuel élu de Sakania, car les résultats sont palpables et les problèmes d’ordre organisationnel au sein de la sélection sont définitivement oubliés.
Même si les gens peuvent avoir tendance à oublier la racine de l’arbre parce que les fruits sont délicieux, il est rationnel de faire un big up au Ministre honoraire des Sports et Loisirs, Serge Nkonde Chembo, pour le choix judicieux porté sur Sébastien Desabre qui, à l’heure qu’il est, fait sourire plus de 100 millions d’habitants suite à ses bons résultats. Après les résolutions salvatrices issues des États Généraux des Sports tenus à Mbwela Lodge, une véritable Bible pour ce secteur en RDC, la génération Sadiki bien guidée par celui que les congolais surnomment « Tatu Manseba » est aussi un chef-d’œuvre de Serge Nkonde qui doit lui être reconnue à juste titre. Son flair de sportif dotée de vision sert utilement au pays en général et aux sportifs en particulier. Quoi de plus normal sinon le remercier infiniment ?
Bref, comme le dit un célèbre artiste congolais: « il faut respecter ceux qui ont vécu. »
Ghislain Boba