Football-Victoire de la RDC sur le Nigéria : Tout savoir sur les coulisses de la montée de Timothy Fayulu à la place de Lionnel Mpasi

La performance de l’équipe nationale de la République Démocratique du Congo, le dimanche 16 novembre dernier, devant le Nigéria, dans le cadre de la finale des barrages africains en vue de la Coupe du monde 2026, s’est dessinée sur plusieurs détails. Celui du changement de gardien des buts aux ultimes minutes des temps additionnels en est un. ll s’agit là du côté invisible de l’équipe.

Pour la petite histoire, c’est à l’initiative du gardien titulaire, 𝗟𝗶𝗼𝗻𝗲𝗹 𝗠𝗽𝗮𝘀𝗶 Nzau, que 𝗦é𝗯𝗮𝘀𝘁𝗶𝗲𝗻 𝗗𝗲𝘀𝗮𝗯𝗿𝗲, sélectionneur des Léopards de la RDC, a choisi de faire monter 𝗧𝗶𝗺𝗼𝘁𝗵𝘆 𝗙𝗮𝘆𝘂𝗹𝘂 sur l’air de jeu ce, spécialement pour la fatidique séance des tirs au but.
Un acte teinté d’un patriotisme extraordinaire, un choix courageux qui illustre la qualité indescriptible d’un homme qui pense le 𝗖𝗼𝗻𝗴𝗼 avant de penser à sa propre personne, qui met l’intérêt supérieur et général devant une recherche éhontée de gloire personnelle.

À l’issue du match, interviewé en zone mixte, Lionel Mpasi a raconté avec une humilité qui force le respect et l’admiration: « On travaille beaucoup les séances des tirs au but à l’entraînement. Tim est très performant dans ce domaine. J’ai eu une discussion avec lui hier. Il m’a expliqué qu’il avait déjà vécu une situation similaire à Sion : il était entré pendant la séance des tirs aux buts et avait délivré son club. C’est comme ça qu’il avait gagné sa place. »

Cimentant son aspect professionnel auréolé d’honnêteté, le gardien du Havre en Ligue 1 française poursuit : « Sur le moment, j’ai donc eu ce pressentiment. À la mi-temps des prolongations, j’ai demandé au coach de garder un changement au cas où, parce que je sentais Tim prêt pour la séance des tirs aux buts. Dieu merci, cela a marché. »

Sans des velléités hyperboliques dans les commentaires, l’acte posé par Lionnel Mpasi est une véritable leçon de la vie. Les différences anthropologiques, en lieu et place de diviser, doivent plutôt constituer le sceau de l’unité comme le dit Antoine de Saint Exupéry.

Cette faculté de reconnaître ses limites et mettre les qualités de l’autre en relief au profit de l’intérêt collectif est une denrée rare dans la société congolaise où l’égoïsme, l’égocentrisme et le « m’as-tu vu » sont devenus la règle. Lionnel Mpasi Nzau est et restera un grand esprit. C’est comme ça que le Congo pourra avancer sur tous les plans.

Ghislain Boba

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