C’est ce lundi 10 novembre que la Cour d’appel de Paris examine la demande de remise en liberté de Nicolas Sarkozy. Condamné à 5 ans de prison ferme pour association de malfaiteurs dans le procès libyen, l’ancien chef de l’Etat est incarcéré depuis quasiment trois semaines. Et il pourrait, dès ce lundi soir, rentrer chez lui.
9h30 est l’heure à laquelle la Cour d’appel de Paris débutera l’examen de la demande de remise en liberté de Nicolas Sarkozy. Condamné avec mandat de dépôt différé assorti d’une exécution provisoire le 25 septembre dernier pour association de malfaiteurs dans le procès libyen, l’ancien chef de l’Etat pourrait retrouver la liberté dès ce lundi soir, si les magistrats accèdent à sa demande.
À l’issue de trois semaines de détention à l’isolement à la prison de la Santé, la mise en liberté de Nicolas Sarkozy semble fort probable. D’abord parce que les débats ne vont pas porter sur la condamnation et la peine de Nicolas Sarkozy puisqu’il a fait appel.
À en croire les sources judiciaires, une décision dès ce lundi soir.
L’audience sera uniquement sur l’intérêt ou non de le maintenir en détention provisoire. Un statut soumis à des règles très précises et sur le papier, Nicolas Sarkozy présente toutes les garanties nécessaires à sa sortie de prison. Du moins, c’est ce que vont plaider ses avocats ce lundi matin.
“Rien ne justifie cette détention, c’est une grave injustice, une honte”, avait dénoncé Maître Christophe Ingrain au matin de l’incarcération de l’ancien président, qui devrait être entendu tout à l’heure par visioconférence, depuis la prison.
Les magistrats de la Cour d’appel vont ensuite délibérer et rendre leur décision sans doute dès ce lundi. S’ils prononcent la remise en liberté de Nicolas Sarkozy, il pourrait donc quitter la prison de La Santé dès ce lundi soir, après trois semaines d’incarcération.
Ghislain Boba