Le Secrétaire Général de l’UDPS, parti au pouvoir, Augustin Kabuya, répondant à Modeste Bahati Lukwebo lors d’une matinée politique tenue tout récemment au siège de son parti ce, relativement à sa dernière opposition à la révision de la Constitution du pays, a affirmé, urbi et orbi, que la Constitution du pays, qu’il qualifie d’être un fait des belligérants, sera bel et bien changée. Propos qui n’ont pas laissé apathique la militante des droits de l’homme, Gloria Sengha, qui , sans froid aux yeux, a rétorqué que le peuple ne laissera pas faire malgré son silence actuel.
« Vous jouez avec le feu, et à force de le faire, vous commencez à brûler les doigts de la Nation. L’arrogance avec laquelle vous évoquez un « changement » constitutionnel est une véritable alerte rouge. Ne vous méprenez pas : le silence du peuple n’est pas une approbation. C’est souvent le calme avant la tempête », a-t-elle déclaré.
Abondant dans le même sens, Gloria Sehnga a martelé:
« La Constitution du 18 février 2006 n’est pas un texte tombé du ciel. Elle est née après les guerres et la transition qui ont déchiré ce pays, et surtout elle est le produit direct de la souveraineté populaire, adoptée par référendum. Elle n’appartient ni à un régime, ni à un parti : elle appartient au peuple congolais. »
Rappelons que ce débat sur le changement de la Constitution qui, à un moment donné, avait disparu des salons politiques congolais a refait surface avec le dernier point de presse du président de l’AFDC, Modeste Bahati Lukwebo, qui a courageusement manifesté sa désapprobation vis-à-vis de cette initiative qu’il a attribué à ceux qu’il appelle des flatteurs autour du Chef de l’État.
Ghislain Boba