Le samedi 11 avril 2026 sera une date historique sur le plan footballistique en République démocratique du Congo (RDC).
Cette date est celle retenue pour le déroulement de l’Assemblée générale extraordinaire élective de la Fédération congolaise de Football Associationco en vue du choix du nouveau Comité exécutif de la Fecofa en remplacement de l’équipe chapeautée depuis près de deux décennies par Constant Omari Selemani.
En prévision de cette échéance électorale, plusieurs noms circulent déjà comme de potentiels candidats au poste de « President » de l’administration sportive de l’Avenue de la Justice, dans la commune de la Gombe.
Parmi ces noms, celui de Véron Mosengo l’ancien secrétaire général de la CAF est à l’avant-plan avec la fréquence la plus récurrente et à qui serait imputé le soutien du président de la République selon une certaine opinion.
Cependant, il n’en est rien du tout, foi d’une source sûre et proche de la présidence de la RDC, si ce n’est qu’une fausseté pure et simple.
Cela dans la mesure où le Président de la République, un férus duballon rond et premier supporteur des Léopards séniors de la RDC, n’a pas un « Candidat » préféré ou de préférence du nom de Véron Mosengo.
Englué dans son échec à la CAF qui lui a collé à la peau, Véron Mosengo veut sans vergogne, s’afubler de la couverture et du parrainage du nom du chef de l’État dans l’espoir d’influencer la décision de la Commission électorale qui ne peut que s’en tenir au critérium d’éligibilité auquel Mosengo n’a positivement pas répondu, au survol des points y relatifs
A titre exemplatif et de facon rigoureuse:
- Avoir la nationalité congolaise et résider de manière permanente en RDC.
Or, sur ce point, Mosengo est déjà hors course du fait de sa nationalité suisse avérée et qu’en même temps, il n’a jamais résidé au pays. - Avoir été à un certain moment, membre du comité exécutif de la Fecofa.
Pour le cas d’espèce, il n’en est rien de Mosengo. - Etre membre du Comité de gestion d’une Ligue nationale ou provinciale.
Sur ce double aspect, le cas de Mosengo est jugé au-delà de la marge requise. - Avoir joué un rôle actif dans le football congolais pendant au moins trois ans
ce que Mosengo n’a jamais fait.
Sur ce point, il en découle que Véron, bien installé sur sa chaise de Secrétaire général de la CAF, n’a pu jouer un rôle prépondérant pendant trois ans dans le football national.
En sus de tous ces éléments survolés, il va de soi et sans aucun doute que la candidature de Mosengo est d’ores et déjà compromise sans aucune forme de procès. Ainsi, toute tentative de la Commission électorale d’avaliser la Candidature de Véron Mosengo, sera synonyme d’ouvrir la porte à la justice pour y statuer dans le sens de l’annulation du scrutin.
Par voie de conséquence, le président Félix Tshisekedi, respectueux de l’Etat de droit, n’a jamais donné jusqu’à preuve du contraire son soutien et sa bénédiction à Mosengo déjà éloigné de la ligne du départ par les critères qui l’ont placé hors-jeu.
Raison pour laquelle, selon des observateurs, l’objectif de la démarche de Mosengo paraît plus lucratif dans la perspective d’engraisser ses poches plutôt que d’un quelconque intérêt du développement du football congolais.
En soi, un cap difficile à réussir pour une raison évidente.
Gaïus Katambwa Pius