Le Président du parti politique Écidé et Leader de la Coalition Lamuka, Martin Fayulu Madidi, devait animer une conférence-débat, ce dimanche 21 décembre, dans une salle située à la Cité verte, dans la la commune de Mont-Ngafula. Il a malheureusement été empêché d’exercer cette activité par les agents de l’ordre, prétextant le non-respect de la procédure pour tenir une telle activité par l’ancien candidat aux deux dernières présidentielles.

En effet, cette conférence-débat intitulée « le dialogue national inclusif et global, une voix incontournable pour la paix et la reconstruction en RDC » était l’occasion pour ce poids lourd de la politique congolaise d’expliquer à la jeunesse la quintessence de son exigence à l’organisation d’un dialogue qui inclut tous les congolais: « …Non. Je ne peux pas accepter des choses comme ça. Jusqu’où ? Vous savez, ma personne n’est rien. Je peux même accepter de mourir aujourd’hui. Ceux qui sont morts avant moi sont où ? Qui ne va pas mourir ici? Ça c’est grave! Dans mon pays, chez moi? Les étrangers viennent ici, Kagame est venu ici, vous avez crié Fayulu yo nani oboya Kagame et aujourd’hui ? J’ai combattu Kagame depuis longtemps et aujourd’hui vous êtes où ? Vous avez vendu le pays. Ce n’est pas possible ça! Pour expliquer aux jeunes gens pourquoi j’exige le dialogue national et c’est ça un problème ? Pourquoi j’exige le dialogue national et inclusif et vous dites que je ne peux pas parler aux jeunes gens? La procédure est que dans des sales privées, on ne demande pas la permission. Et même si vous voulez organiser une manifestation sur la place publique, la loi congolaise dit qu’il faut informer l’autorité urbaine et non demander la permission », a hurlé Mafa.
Rappelons que Martin Fayulu Madidi est favorable à la tenue du dialogue dans le format proposé par la CENCO et l’ECC. Un dialogue inclusif auquel toutes les forces en présence doivent prendre part, y compris Joseph Kabila et les rebelles de l’AFC/M23. Chose que le pouvoir en place récuse jusque-là mais priorise les processus de Doha et de Washington.
Guylain Boba