C’est depuis plusieurs mois que les enseignants oeuvrant dans la province du Mai-Ndombe, située dans la partie sud-ouest de la République démocratique du Congo, n’ont pas perçu leurs salaires. Une situation quasiment injustifiée dans la mesure où leurs collègues des autres coins du pays sont régulièrement payés. Situation qui a motivé la réaction de M. Eric Noël Izampoy, natif et notable de la province, à travers une déclaration tonitruante.
Ci-dessous l’intégralité de ladite déclaration :
Déclaration ferme d’un Notable de la Province du Mai-Ndombe
« Depuis quatre mois, nos enseignants travaillent sans salaire. Aujourd’hui, ils sont contraints à la grève, alors que l’année scolaire touche à sa fin. Cette situation est intolérable et constitue une atteinte grave au droit à l’éducation de nos enfants. Elle révèle un mépris flagrant envers ceux qui portent l’avenir de notre province et de notre ppays Nous dénonçons avec force ce silence coupable des nos élus provinciaux et nationaux , incapables de mener des actions coordonnées et de prendre position face à une injustice aussi criante. Pourquoi ce deux poids, deux mesures ? Pourquoi la province du Mai-Ndombe devrait-elle être sacrifiée pendant que d’autres provinces bénéficient d’une attention et d’un suivi réguliers ? Nous exigeons le paiement immédiat des arriérés de salaire et la mise en place de mécanismes garantissant que pareille humiliation ne se reproduise plus. Les enseignants ne sont pas des mendiants ; ils sont les bâtisseurs de notre avenir. Leur dignité doit être respectée. »
« En tant que ressortissant du Mai-Ndombe, je prends la parole pour rappeler que notre province ne restera pas éternellement dans l’ombre. Nous voulons justice, équité et reconnaissance pour nos enseignants. Le temps des promesses creuses est révolu. »
ERIC NOËL IZAMPOY MONSEMBULA
Rappelons que dans la plupart de ces provinces, ce sont des organisations ou organismes privés qui aident l’État congolais à payer les enseignants. C’est le cas de Caritas Congo et de certaines banques privées.
Ghislain Boba